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Frédéric Ozanam est né
à Milan, le 23 avril 1813, 153 ans après la mort de
Saint-Vincent de Paul. Il était un père de famille laïc . En
1815, la famille Ozanam s’établit à Lyon alors que le père
médecin se voit confier un poste à l’Hôtel Dieu. En 1822,
Frédéric commence ses études classiques et en 1831, il fait
son entrée à la Sorbonne. Frédéric était un étudiant
brillant. À 23 ans, il est docteur en droit, à 26 ans,
docteur en lettres et devient à 27 ans, le plus jeune
professeur de la Sorbonne.
Très jeune, il
s’interroge sur sa foi et après avoir traversé cette crise,
il prend la résolution de consacrer sa vie à la défense de
la vérité et de sa foi. À cette époque, la France subit les
effets de la révolution. C’est la lutte contre toute forme
de croyance. La science et la raison remplacèrent les
valeurs chrétiennes. L’Église Catholique perdit sa liberté
et l’esprit chrétien devint souvenir du passé. À
l’Université, il est très difficile de parler de Dieu mais
Frédéric se porte à la défense de la foi et de l’Église.
Bailly, ami d’Ozanam, mentionne que ceux qui ne croyaient
pas à l’Église disaient : « Vous qui vous glorifiez d’être
catholiques, que faites-vous? Qu’est-ce que vous faites pour
elle? Où sont vos oeuvres? ». « Il a raison », remarque
Frédéric Ozanam. « Nos oeuvres seront d’accord avec notre
foi; C’est dans la pratique de la charité que l’on manifeste
la vitalité de notre foi. ».
Il passa aussitôt à
l’action. Il convient avec ses compagnons de poursuivre leur
but, aider les pauvres matériellement et après un certain
cheminement, peut-être, de tenter de les ramener à la
pratique religieuse. Le 23 avril 1833 se tenait la première
réunion de la Société naissante.
Frédéric Ozanam vécut
40 ans. Il est mort le 8 septembre 1853. Le pape Jean-Paul
II a béatifié Frédéric Ozanam le 22 août 1997 à la basilique
Notre Dame de Paris. Sa fête est célébrée le 9 septembre.
Pensées d’Ozanam
« La justice a des
limites, la charité n’en connaît pas. »
« Je voudrais enserrer le
monde entier dans un réseau de charité. »
« L’ordre de la charité
repose sur deux vertus : justice et charité. Mais la justice
suppose déjà beaucoup d’amour; car il faut beaucoup aimer
l’homme pour respecter son droit qui borne notre droit et sa
liberté qui gêne notre liberté. Cependant la justice a des
limites, la charité n’en connaît pas. »
« La charité est un feu
que s’éteint faute d’aliment, et l’aliment de la charité, ce
sont les œuvres. »
« La charité ne doit
jamais regarder derrière elle, mais toujours devant, parce que
le nombre de ses bienfaits passés est toujours très petit et que
les misères présentes et futures qu’elle doit soulager, sont
infinies. »
« L'amour se donne sans
appauvrir, se communique sans se diviser (...) [son] intensité
augmente à mesure qu'il gagne en étendue. »
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